L’eau est la seule boisson qui est absolument nécessaire. La valeur indicative recommandée est de 1,5 litre par jour.
Le calcium est abondant dans certaines eaux minérales, tandis que le magnésium et le sodium le sont dans d’autres.
Alors, comment choisir la meilleure eau minérale pour votre santé ?
Qu’est-ce qui constitue une excellente eau minérale ?
Chaque eau minérale est unique dans sa composition. Heureusement, en France, le choix d’eaux en bouteille est immense et remplit les rayons des magasins. Il suffit donc de prendre la bonne décision.
Les eaux minérales bénéficient également de quelques traitements supplémentaires. On peut notamment agir sur le fer, le manganèse et le fluor, cependant, à la différence de l’eau du robinet, il est interdit de procéder à un traitement de désinfection.
Résidus secs
Lors du choix d’une bouteille d’eau, il convient d’évaluer en priorité la quantité de résidus secs qu’elle contient.
La valeur du résidu sec à 180°C indique que l’eau a été complètement minéralisée.
Il s’agit de la quantité de minéraux (sodium, magnésium, sulfate, calcium, etc.) qui restent après l’évaporation à 180°C d’un volume d’eau déterminé.
Elle est exigée sur l’étiquette de la bouteille à la suite des données nutritionnelles sous le titre « résidu sec à 180° », « extrait sec à 180° » ou « teneur totale en minéraux à 180° ».
Les eaux peuvent alors être classées en fonction de leur minéralisation :
- Résidu sec à 180°C inférieur à 50 mg/L = eau minérale extrêmement faiblement minéralisée.
- Résidu sec à 180°C inférieur à 500 mg/L= eau minérale faiblement minéralisée
- Résidu sec à 180°C inférieur à 1000 mg/L= eau minérale moyenne.
- Résidu sec à 180° C supérieur à 1500 mg/L = indique une eau minérale hautement minéralisée.
Il est fréquent de dire qu’une eau excellente est peu minéralisée.
L’ANSES est moins précise en indiquant que » certaines eaux minéralisées peuvent entraîner des effets sur la santé et être conseillées pour des besoins particuliers : par exemple, les eaux sulfatées ont un impact laxatif, d’autres favorisent l’apport en calcium, etc. «
Selon l’ANSES, « en cas de canicule, il est conseillé de consommer des liquides minéralisés pour compenser les pertes minérales par la transpiration […] notamment les eaux contenant des sels bicarbonatés, du chlorure de sodium, du potassium, du magnésium… »
Les eaux minérales ne sont pas soumises aux mêmes restrictions de qualité que l’eau du robinet. C’est notamment le cas pour le fluor. La norme pour l’eau potable est de 1,5 mg/l ; or, une eau minérale peut en comporter jusqu’à 5 mg/l. Par conséquent, l’eau minérale serait « refusée » dans le réseau de distribution d’eau potable.
L’acidité de l’eau
Le pH de l’eau, ou son degré d’acidité, est le deuxième facteur à examiner.
L’estomac est un milieu très acide, et boire une eau trop basique (l’inverse d’acide) peut perturber la digestion gastrique.
Par conséquent, le pH de l’eau doit être neutre ou légèrement acide, c’est-à-dire entre 6,5 et 7.
Le pH est indiqué sous le résidu sec de l’étiquette.
Comment choisir une eau minérale en fonction de ses besoins ?
Selon l’annexe III du règlement du 14 mars 2007, il existe de nombreuses classifications d’eaux minérales en fonction de leur composition :
- Bicarbonatée avec une concentration en bicarbonate supérieure à 600mg/L.
- Calcique avec une concentration en calcium supérieure à 150mg/L
- Magnésienne avec une concentration en magnésium supérieure à 50mg/L
- Pauvre en Sodium, ayant une concentration en sodium de 20 mg/L
- Sodique avec une concentration de sodium supérieure à 200 mg/L
- Sulfaté ayant une concentration en sulfate supérieure à 200 mg/L
- Fluorée ayant une concentration en fluorure supérieure à 1 mg/L.
Eaux minérales pour nourrissons
Certaines eaux minérales naturelles sont appropriées pour l’alimentation des nouveau-nés, conformément à la législation (annexe II de l’arrêté ministériel du 28 décembre 2010).
Si nécessaire, cette classification peut être mentionnée sur l’étiquette de la bouteille.
Voici quelques-unes des conditions qui doivent être remplies :
- Calcium inférieur à 100 mg/L
- Sodium inférieur à 200 mg/L
- Magnésium inférieur à 50 mg/L
- Sulfates inférieurs à 140 mg/L
- Nitrates inférieurs à 10 mg/L
- Fluorures inférieurs à 0,3 mg/L si supplémenté en fluor et 0,5 mg/L si non supplémenté
Eaux riches en minéraux
Si une eau contient plus de 120 mg de calcium par litre, elle est considérée comme « riche en calcium« .
- Les eaux riches en calcium comprennent Hépar, Courmayeur et Contrex.
Si une eau a plus de 56 mg de magnésium par litre, elle est considérée comme « riche en magnésium. »
- Il s’agit soit de Rozanna, Hépar, ou Quézac.
Si une eau a plus de 360 mg de sodium par litre, elle est considérée comme « riche en sodium« .
- Les Vichy Célestins et St Yorre sont des eaux riches en sodium.
Les inconvénients potentiels de l’eau minérale
Bien que les eaux minérales soient généralement considérées comme saines pour la plupart des gens, certaines d’entre elles peuvent être excessivement riches en sodium pour les personnes suivant un régime pauvre en sel.
La concentration de microplastiques dans les bouteilles en plastique des eaux minérales suscite également des inquiétudes. Bien que les effets à long terme des microplastiques sur la santé ne soient pas clairs, des recherches préliminaires indiquent que ces petites particules peuvent s’accumuler dans l’organisme et favoriser les inflammations.
La fabrication d’eau minérale en bouteille est un processus à forte intensité énergétique. Son empreinte carbone est élevée en raison du transport des matières premières, du processus de production et de la distribution aux supermarchés.
Selon l’ADEME (2), un litre d’eau en bouteille génère 400 grammes de CO2 contre 0,1 gramme par litre d’eau du robinet. Malgré le recyclage, l’utilisation d’un kilogramme de verre crée 0,81 kg de CO2 lorsque l’eau est vendue dans des bouteilles en verre.
Enfin, l’eau minérale gazeuse est plus acide que l’eau ordinaire, et l’exposition à l’acide peut causer des dommages mineurs à l’émail dentaire.










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